20 mai 2008
La morte (presque)
Elle suffoque tout à coup, le cœur comme percé de petits trous.
Par des doigts pleins de fièvre, lui creusant la poitrine,
Repoussant cette chose mièvre, du bout de ces bottines.
La Mort s'installe et déballe ses affaires,
Son jeu de chagrins et sa malle à calvaires,
Elle aménage, un peu.
Ça résonne. Ça sonne creux, au moindre mouvement,
Du son caverneux des cœurs absents.
La Mort chantonne en préparant le thé, "avec deux sucres, lui dit la Tristesse, s'il te plait".
"Tout de même, remarque l'Apathie tout en sirotant, on commence à être drôlement serré là-dedans."
(Une histoire retrouvée dans un coin de carnet que j'aurais bien voulu développer un peu plus, j'y reviendrai peut-être! Elle a un goût de pas-fini... +__+)
Commentaires sur La morte (presque)
- C'est un trés beau texte que tu nous donnes là, plein de mélancolie et d'abattement. Juste un peu d'humour à la fin - histoire de ne pas complétement désespérer.

Les trois aimables dames du dernier paragraphe (ce n'est quand même pas ma faute si elles sont de sexe féminin !) mériteraient d'être badigeonnées de noir, roulées dans le plumage. Puis lachées dans le désert de Gobi, avec juste 3 minutes d'avance sur une meute de tigres affamés... - Wood >> Tout juste! Je n'y ai pensé qu'après coup mais vu que je bouquine la série du disque-monde en ce moment, c'est sûr que c'est pas venu complètement tout seul... ^_^

Delest >> Si on s'en tient à la version de Pratchett justement, la Mort et toute la clique seraient néanmoins de sexe masculin. Pis de toute façon vu qu'ils sont immortels, le mieux serait en fin de compte de les agacer. fortement. Quoique, moi je les aime bien, enfin dans mes histoires...
Juju >> Arf, oui moi aussi j'aimerai bien. Un jour peut-être...
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Particulièrement, "Son jeu de chagrins et sa malle à calvaires", j'aime beaucoup ! Ca sonne bien et c'est très évocateur.
Sinon, toutes ces personifications anthropomorphiques, ça a un petit côté Pratchettien, non ?